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Hymne à l'imperfection

Mathieu D’Angelo, enfant, n’est pas comme les autres, du moins aux yeux des adultes. En classe, il parle trop. On ne peut pas l’arrêter, il a toujours quelque chose à raconter. Le diagnostic tombe : cas « hyperkinétique » et soigné avec trois gouttes de ritaline que tous les matins, sa mère verse dans son bol. Va-t-il rétablir son comportement et devenir « comme les autres » ? Avec les mots tantôt écrits, tantôt improvisés, pour alliés, et Fabot pour partenaire de jeu et de son, Maky va nous conduire sur les chemins de sa vie, de l’école à son premier emploi, du jour à la nuit.
Des mots qui sont son pire ennemi dans son enfance, il a fait sa force, son art, son arme. Ils sortent de sa bouche et deviennent musique aux sonorités jazz, matière à rire et à pleurer, images. Il les fait rimer, rythmer, joue avec eux.

C’est un véritable hymne qu’il souffle aux oreilles de tous les imparfaits anonymes : ceux qui sont trop, ou pas assez, ceux qui ne suivent pas les rails tracés, ceux pour qui la vie n’est pas écrite d’avance et qui ont à construire leur avenir. La route peut être longue et difficile, mais il y a une route... C’est ce qu’avec humour, humilité, sincérité et tendresse, Maky nous rappelle.
Sur scène, le pari est difficile : prendre le risque de l’imperfection, sans chercher absolument à convaincre. Si le spectacle est trop dans la maîtrise, dans la virtuosité, on risque de passer à côté du projet de départ. Par définition, l’imperfection ne se situe pas dans le domaine de la maîtrise. Toutefois, si le spectacle n’est pas suffisamment travaillé, on risque également de passer à côté de l’objectif en tombant dans le chaotique et en perdant l’attention des spectateurs.
C’est là que l’improvisation entre en jeu, de manière salutaire. Maky, depuis longtemps rodé à cet exercice, n’a eu aucune difficulté à partir en roue libre avec les spectateurs. Ces moments d’improvisation ont l’avantage de laisser place à la parole brute, moins prévisible, voire à des débordements. Le cadre est solide mais, par le biais de l’improvisation, il peut à tout moment devenir instable, souple, fragile, et donc vivant.

En coproduction avec le Théâtre Varia et Lézarts Urbains. Avec le soutien du Théâtre des Doms, de la Maison des Cultures de Molenbeek et de Makysard. Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service général de la Création artistique, Direction du Théâtre. Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique.

Avec Mathieu D’Angelo (MAKY) et Fabrice Blin (Fabot)
Création groupe Tsek
Mise en scène: Manuel Antonio Pereira
Scénographie/costumes: Patricia Saive assistée de Stefano Serra
Vidéo: Patricia Saive, Stefano Serra
Lumières: Jean-Jacques Deneumoustier

Genre : Récit, impro, poésie et musique
Durée : 1h15
Tarif : B

Actuellement, toutes les réservations se font par téléphone 084/22 13 76 poste 1 ou par mail reservation@ccr-rochefort.be
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Dans le cadre du projet On n’est pas tout seul !




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